Suivez-nous

E-sport

SuperGirlKels, la pro de Super Smash Bros

Vous ne connaissez pas SuperGirlKels? ROSI Media est allé à la rencontre de cette passionnée de jeux vidéos.

Kelsy alias SuperGirlKels, la «gameuse» de Super Smash Bros.
Crédit photo: @SuperGirlKels

Kelsy, montréalaise de 24 ans, plus connue sous le surnom de SuperGirlKels, est une «gameuse» sur le jeu très populaire Super Smash Bros de Nintendo.

Entre ses participations à des tournois,  la réalisation de ses vidéos publiées sur YouTube, ses streams sur Twitch, l’animation de son compte Twitter et ses études, elle ne s’octroie qu’une petite journée de répit par semaine… Quand on vous dit que Kelsy est très occupée!

Fort demandée à la DreamHack 2019 où elle s’était qualifiée pour les phases finales, elle nous a accordé quelques minutes de son temps libre juste après l’événement.

Là où tout a commencé

SuperGirlsKels a commencé à jouer quand elle avait 14 ans. Partie en famille pour un séjour à New York, elle convainc ses parents d’assister à un tournoi de Super Smash qui avait lieu dans le New Jersey voisin. Et là, grand moment. Une véritable révélation. Elle est subjuguée par la scène, le tournoi et l’atmosphère ambiante. C’est décidé, elle veut être sur scène et participer à un tournoi de Super Smash Bros un jour. Commence alors l’entraînement pour atteindre le niveau requis. Une fois son diplôme d’école secondaire en poche, elle commence les compétitions et se rapproche petit à petit de cette scène tant rêvée.

Un succès bien mérité

La carrière de Kelsy décolle en 2016, lorsqu’elle bat Mew2King, un des meilleurs joueurs au monde, rien que ça! Le comble étant qu’elle le connaissait à peine! Grâce à cette victoire, sa base de fans passe de quelques personnes à plus de 2000 abonnés. Victoires après victoires, elle intègre le top 8 des meilleurs joueurs de Super Smash Bros.

Le succès de Kesly est tel que RedBull lui a offert un contrat il y a deux ans. En juillet dernier, Lazarus, équipe de e-sport canadienne, décide aussi de soutenir notre championne.

Son quotidien d’e-sportive

Comme tout athlète, Kelsy s’entraîne régulièrement (2 à 3 heures tous les deux jours) et a une hygiène de vie irréprochable. Au programme de son entraînement: jeu simple et en double avec son frère, lui-même joueur professionnel (décidément, c’est de famille!). Elle prend aussi énormément de temps à analyser ses propres vidéos pour détecter ses forces, ses faiblesses et les points possibles d’amélioration. Elle passe également ses concurrents à la loupe et décortique leurs stratégies.

Le reste de la semaine, Kelsy est une étudiante comme les autres (devoirs, examens, tout ça tout ça…).  Inscrite dans une école de commerce, elle étudie le marketing et le branding. L’e-sport étant une véritable passion, elle a pour ambition de fonder sa propre entreprise et de développer sa chaîne YouTube et son site Web. Kelsy ne perd d’ailleurs pas de temps pour gagner de l’expérience: elle a travaillé près de 3 ans pour le célèbre studio Ubisoft avant de reprendre ses études. 

Être une femme dans l’e-sport

Une bonne ambiance règne au sein de la communauté Super Smash Bros. «Mais il y a toujours des situations où une personne ne t’apprécie pas ou va trouver un moyen pour ne pas t’apprécier et la raison est souvent que je suis une femme», nous confie Kesly.

Cependant, cela ne l’affecte pas. Selon elle, si elle avait été un homme, elle aurait quand même eu droit à des commentaires idiots à son sujet.

Un conseil à donner?

Si vous souhaitez vous lancer dans l’e-sport, voici ce que Kelsy a à vous dire: «Elles doivent savoir pourquoi elles veulent aller dans l’e-sport et qu’elles ne devraient pas y aller si elles ne sont pas sûres. Si elles aiment le jeu vidéo et que c’est quelque chose qu’elles veulent faire, il ne faut pas qu’elles laissent quelqu’un les empêcher de réaliser leur objectif.»

«Aimez-vous vous-même et croyez en vous», nous dit Kesly. «Quand on est dans le monde du jeu vidéo, beaucoup de personnes te disent: tu ne vas pas y arriver, particulièrement parce-que tu es une fille. Mais je l’ai fait. D’autres femmes l’ont fait. C’est beaucoup de travail, beaucoup d’heures mais c’est aussi beaucoup de passion. Et si tu as cette passion, vas-y!».

Si vous voulez en savoir encore plus sur SuperGirlKels, voici la liste des liens à ne pas manquer:

Infolettre

À lire aussi

Plus dans E-sport